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Deux définitions de l'éthique des hackers ( the hacker ethic )

La vision de la morale du hacker de deux auteurs de référence, Steven Levy et Eric Steven Raymond : l'une politique et l'autre technique.

S'abonner au flux RSS icône de flux RSS - Publiée le 22.2.2008

 

Cette page fait suite à : la grande différence entre le hacking et le piratage.

La définition de Steven Levy

L'éthique des hackers ( the hacker ethic ) a été formulée en 1984 par Steven Levy :
source : http://www.volle.com/lectures/citations/hackersethic.htm

1) L'accès aux ordinateurs devrait être total et illimité.
2) Toute information devrait être gratuite.
3) Méfiance à l'égard de l'autorité. Promotion de la décentralisation.
4) Les hackers devraient être jugés sur leur hacking, pas sur des critères bidons tels que le diplôme, l'âge, la race ou le grade.
5) On crée de l'art et de la beauté avec un ordinateur.
6) L'informatique peut améliorer votre vie.

La définition de Eric Steven Raymond

La morale des hackers d'après le jargon file (lexique informatique) par Eric Steven Raymond - 1996 : source : http://technoflash.chez.tiscali.fr/SDATA/SEMIN/EXTR001.HTM

1. La croyance que le partage de l'information est une puissante source de bien positif, et que c'est le devoir éthique des hackers de partager leur expertise en écrivant des logiciels gratuits et en facilitant l'accès aux ressources informatiques chaque fois qu'ils le peuvent.
2. La croyance que l'entrée illicite dans les systèmes protégés pour l'amusement est éthiquement OK du moment que le cracker (pirate) ne vole rien, ne détruit rien, et ne dévoile par suite aucune information confidentielle.

Ces deux principes éthiques normatifs sont largement, mais pas universellement, admis par les hackers. La plupart souscrivent au sens 1 et beaucoup agissent dans ce sens en écrivant et en offrant des programmes. Certains vont plus loin et affirment que toute information doit être gratuite et que tout contrôle propriétaire est mauvais. C'est sur cette dernière philosophie que s'appuie le projet GNU.

Le sens 2 est plus controversé: d'aucuns considèrent que le cracking est en lui-même contre l'éthique, comme l'entrée par effraction. Cependant il y a la croyance que la cracking "éthique" exclut la destruction. De ce point de vue, c'est peut-être la plus haute forme de courtoisie hackienne de :
(a) forcer l'entrée dans un système, puis
(b) expliquer au responsable, de préférence par courrier interne, comment on s'y prend et comment boucher le trou.

L'une ou l'autre version de l'éthique du hacker est manifeste dans le fait que presque tous les hackers sont activement volontaires pour partager leurs trucs techniques, programmes et (quand c'est possible) leurs ressources informatiques avec d'autres hackers. Les énormes réseaux coopératifs tels que Usenet, FidoNet et Internet peuvent fonctionner sans contrôle central à cause de cela. Les deux versions dépendent d'un sens communautaire et cette éthique représente, parmi tous les fonds intangibles de la hackauté, celui qui a le plus de valeur.

Les pirates (crackers) pratiquent l'espionnage de la cible avant une attaque.

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En savoir plus (ici)

Le social engineering est prisé par un pirate pour vous soutirer des informations confidentielles (par email ou par téléphone).

Un pirate usurpe une adresse e-mail de confiance ( par exemple security@microsoft.com ou admin@votre-entreprise.fr ) pour vous faire exécuter un code parasite autopropageable (virus), troyen ou autre programme malveillant sur votre ordinateur.

En savoir plus (ailleurs)

Les extraits cités viennent des articles suivants :

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